T4E — pour Training for Engagement — est la gamme qu'Umarex a d'abord conçue pour l'entraînement des forces de l'ordre, avant de l'ouvrir au public. Des armes au poids et à l'encombrement d'une arme de service, qui projettent des billes de caoutchouc, de craie ou de poivre au moyen d'une cartouche de CO2.
Les références de la gamme se ressemblent beaucoup et ne diffèrent parfois que par deux caractères. Trois critères suffisent pourtant à s'y retrouver.
Le calibre donne le diamètre de la bille, donc la surface d'impact. Le .43 (10,9 mm) est le plus léger ; il équipe les répliques de pistolets semi-automatiques et se prête surtout à l'entraînement. Le .50 (12,7 mm) est le compromis le plus répandu : armes compactes, capacité de chargement correcte, impact sérieux. Le .68 (17,3 mm) projette la bille la plus grosse — c'est le calibre de ceux qui cherchent avant tout l'effet dissuasif à courte distance.
Un même modèle existe souvent en deux versions. La version 7,5 joules suffit à la dissuasion ; les versions 13 et 16 joules délivrent une énergie nettement supérieure et demandent d'autant plus de discernement. Toutes restent sous le seuil de 20 joules, ce qui les maintient en catégorie D.
Le revolver (TR50, TR68) est le plus simple : rien à armer, aucune mécanique à entretenir entre deux utilisations — ce qui compte pour une arme qu'on espère ne jamais sortir. Le pistolet semi-automatique offre une capacité supérieure et une prise en main proche d'une arme de poing classique. L'arme longue (TS68, TB68) gagne en précision et en portée grâce à son canon et à sa crosse : c'est le choix de la défense du domicile, là où l'encombrement importe peu.
Les billes de caoutchouc servent à la défense, celles de craie ou de peinture à l'entraînement, celles au poivre à la dissuasion. Toute la gamme fonctionne au CO2 : cartouche de 12 g sur les modèles compacts, bouteille de 88 g sur certaines armes longues. Le froid fait chuter la pression du gaz, et donc la puissance — un point à connaître avant de juger une arme sur un essai hivernal.
Ne laissez jamais une cartouche de CO2 percée dans l'arme entre deux utilisations : sous pression permanente, les joints s'écrasent et finissent par fuir. C'est la panne la plus fréquente sur ces modèles, et la plus facile à éviter.
Si c'est votre première arme de ce type, commencez par une version 7,5 joules et quelques billes de craie : savoir où part le premier tir vaut mieux que dix joules de plus.
À savoir : toutes les armes de la gamme T4E restent sous 20 joules et relèvent donc de la catégorie D : l'acquisition est libre dès 18 ans, sur présentation d'une pièce d'identité, sans permis ni déclaration. Le transport hors du domicile suppose en revanche un motif légitime — la crainte générale n'en est pas un au sens de la loi.