LTL, pour Less Than Lethal — « moins que mortel ». Le nom résume à lui seul le principe des armes de défense de catégorie D. Le Bravo 1.5 est un pistolet de défense italien en calibre .50, six coups, avec visée fibre optique et rail Picatinny. Yann le charge, le met en pression et tire dans la vidéo ci-dessus. Voici la prise en main détaillée.
Le cadre légal en deux lignes
Arme de catégorie D : achat libre pour toute personne majeure, sur simple présentation d'une pièce d'identité au moment de la commande. Aucune déclaration, aucune autorisation.
Premier conseil dès réception : utilisez-la. Comprenez son fonctionnement, faites les gestes. Une arme que vous découvrez au mauvais moment est une arme qui ne sert à rien.
Le tour visuel
La visée
Le Bravo est équipé d'une visée guidon et cran de mire à fibres optiques : elles captent la lumière ambiante et deviennent très lumineuses à l'usage.
Le rail Picatinny
Sous le canon, un rail Picatinny accueille une lampe, un laser ou un combo laser-lampe. Avec un laser, là où vous visez est là où vous touchez — appréciable quand la portée atteint 25 à 30 mètres.
Attention à l'inverse : même à 15 ou 20 mètres, l'impact laisse de gros hématomes et un souvenir durable. À plus courte distance, vous risquez de blesser réellement — et le problème devient le vôtre.
Le numéro de série
Il figure sur le côté droit de l'arme.
Approvisionner : six billes calibre .50
Un petit ressort se pousse vers l'avant pour ouvrir le logement des munitions. On y fait tomber les billes une à une, en inclinant légèrement l'arme : six billes de calibre .50 entrent sans forcer.
Le pack est livré avec une boîte de 50 munitions, un écouvillon pour nettoyer le canon et un manuel en français. Prenez une boîte supplémentaire à la commande : vous en aurez besoin pour vous entraîner.
Deux astuces tirées de la vidéo :
- Les billes se récupèrent et se réutilisent si vous tirez sur une cible en tissu qui les amortit. Vérifiez simplement qu'elles ne sont pas encrassées.
- Le fabricant conseille de lubrifier légèrement les munitions et l'intérieur du logement, à l'huile, pour qu'elles glissent correctement.
La cartouche de CO2 : le point technique
La sparclette se loge dans la crosse, qui se dévisse par le bas. Premier point d'attention : le sens. L'extrémité à percuter va vers la sortie.
Second point, celui qui bloque tout le monde : on présente la crosse, on commence à visser, puis il faut tirer dessus tout en continuant de visser. Sans cette traction, la pièce tourne dans le vide indéfiniment. Une fois qu'elle a mordu, le reste se visse normalement.
L'arme peut alors être stockée approvisionnée, sparclette non percutée : rien n'est sous pression. Si vous avez des enfants à la maison, ne la laissez pas dans cet état sans précaution : coffre-fort, ou verrou de pontet — bref, rendez-la inutilisable.
Mettre en pression : un coup de paume
Le moment venu, il suffit de frapper franchement de la main à l'emplacement marqué « push » : la cartouche est percutée, un « pschitt » se fait entendre et le témoin de pression ressort avec sa bague rouge. L'arme est prête.
Vous disposez d'environ 12 coups à pleine puissance par cartouche, soit deux magasins complets — largement de quoi s'entraîner sur une seule sparclette.
Décharger et ranger
En fin de séance, purgez le CO2 restant en appuyant fermement sur le témoin, jusqu'au clac. Dévissez ensuite la crosse et sortez la cartouche — sans la saisir à pleine main : la détente du gaz l'a gelée, elle colle aux doigts. Vérifiez que tout est propre, refermez, rangez.
Port et transport : la nuance qui compte
Le port — l'arme sur soi dans la rue, ou prête à l'emploi dans la boîte à gants — est fortement interdit. Et il l'est d'autant plus pour ce type d'arme : une bombe lacrymogène sera toujours moins problématique qu'un objet qui ressemble à ce point à une arme à feu. Les ennuis encourus sont sérieux.
Le transport relève d'un motif légitime : passage à l'armurerie pour un nettoyage, trajet vers un terrain de tir. L'arme part alors sans CO2, sans munitions, rangée dans sa boîte, idéalement avec un verrou de pontet, dans le coffre. Elle n'est manifestement pas utilisable dans l'immédiat : vous êtes en règle.
Pour aller plus loin
Comparez avec notre prise en main du revolver CP300, relisez notre dossier sur le pistolet à balles caoutchouc et notre rappel du cadre d'emploi d'une arme de défense.
Le LTL Bravo et les autres pistolets à balles caoutchouc sont sur Protection-Defense.com. Une question sur les munitions, les accessoires ou le montage d'un laser ? Écrivez-nous, nous répondons à tous les messages.